Viella en Pacherenc


 

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XXe et XXIe siècle lundi 1er décembre 2008 , par Les Amis de Viella


Au début du siècle, l’ouverture n’a pas encore trop entraîné d’exode et les traditions sont fortement ancrées. Le village est dynamique (comme l’illustre le très complet bulletin paroissial d’alors), certes touché par le phylloxera, mais avec une réelle réputation, ce qui explique le peu d’intérêt avec lequel les producteurs viellanais observent se constituer sans eux l’appellation Madiran en 1907. On parle même parfois de Viella comme d’une "petite ville".  

La vie paysanne se structure entre foires, marchés, fêtes religieuses, et passages de l’évêque. On se retrouve après tue-cochon, on vendange pour la St Albert le 15 novembre.

On se retrouve pour les comices agricoles (affiche de celles du 31/08/1913)

Toutefois, si le train et les nouveaux moyens de communication favorisent les échanges, ils vont aussi conforter l’exode rural.

Au lendemain du premier conflit mondial, le Gers, dépeuplé, qui a versé son sang comme le montre, à l’image de toutes les communes françaises, le monument aux morts de Viella, devient une terre d’émigration étrangère et accueille une vague d’Italiens.

 Nombre de familles viellanaises ont pu à cette époque rejoindre le village et lui apporter du sang neuf.

 

Dernier signe d’une époque qui s’est décidément achevée, le marquis (frère d’Alice) et la marquise de la Baume qui ont hérité du château de Viella le vendent en 1921 après avoir déménagé les meubles. Ils effectuent avant de partir un don de 500F au curé du village pour remettre à neuf l’harmonium.

Le château est acheté par un certain Gustave Lacave La Plagne qui finira lui-même par le revendre aux Bortolussi.

Le décès de Jules Ricau, sans enfant, amène une réorganisation des propriétés et des commerces du centre du village. Quelques temps avant son décès, il avait transformé la halle en coopérative d’approvisionnement.

 

Le cours du Pacherenc demeure soutenu dans l’Entre Deux Guerres, ce qui assure le revenu de la communauté.

 

Avec la seconde guerre mondiale, c’est la conscience de chacun qui est sollicitée. La topographie offre des possibilités intéressantes de résistance, mises à profit dans le secteur par les résistants du Corps Franc Pommiès, affilié à l’Organisation de la Résistance de l’Armée.

L’annonce du débarquement multiplie les opérations, et du même coup les ripostes des allemands.

Sur ordre de Koenig, le Corps Franc Pommiès se replie vers les Pyrénées mais les allemands ne restent par inactifs.

Le 7 juillet 1944, c’est la tragédie de Meillan et surtout le 26 juillet se déroule à Viella une opération allemande depuis Pau dirigée contre le PC Carnot du Corps Franc Pommiès qui venait de perdre 53 hommes à Portets.

Les rescapés, dirigés par Jean de Milleret s’étaient dispersés dans les vallons de Viella et de Labarthète, notamment au Guit et dans la maison Cadroy. Une troupe allemande de 1800 hommes quadrillent la zone, interrogeant et exécutant.

Ils arrêtent des jeunes gens (Dabadie, Lasserre, les deux frères Laborde,...) Le lieutenant Durieux, Serrano sont abattus et les maisons tenus par le maquis incendiés.

Tous les prisonniers sont conduits dans le parc de la maison Maur, puis jugés dans une grange. Les frères Laborde et d’autres sont libérés, dont par erreur le commandant Dangoumeau. Les 7 hommes restants sont condamnés à mort et fusillés à 19h en dehors du village.

Une souscription a permis d’élever au Nord Ouest du centre du village le monument en pierre d’Arudy inauguré le 26 juillet 1946 en présence de Jean de Milleret. Des stèles individuelles, plantées en bordure de route, rappellent que des maquisards sont tombés à cet endroit et une plaque a été posée ferme du Guit dédiée au lieutenant Durieux.

Le détail des opérations sur le lien suivant ou http://cfp49.ri.free.fr/lutte_ouverte.html (Merci à M.SALMON)

 

Au lendemain de la Guerre, le secteur viticole va devoir se restructurer car les difficultés grandissent. Le 13 juin 1948, quelques propriétaires de Viella et des villages voisins fondent une cave coopérative à St Mont et non à Viella, malgré de nombreuses discussions.

Léon Ricau en prend la direction.

Dans les années 50, l’agriculture se modernise. Mécanisation, hybridation permettent l’essor du maïs, avec la création de la coopérative Moyen-Adour. Mais les besoins en main d’œuvre diminuent aussi...

 

En 1957, un producteur de Viella est le premier, certes à tort comme le décidera la justice, à baptiser son vin "Côtes de St Mont".

Et les témoignages sont nombreux de cette recherche de qualité viticole : un producteur de Viella avec 3 collègues des villages voisins créent l’association des "Mousquetaires du Madiran", avec étiquette commune.

1966 année ambivalente : Viella obtient son entrée dans l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) MADIRAN et Pacherenc et adhère au cahier des charges : rendements inférieur à 25 hl/ha, viellissement en fût (puis en cuve). Mais en même temps, c’est l’année de la dernière foire aux bestiaux (le 15 novembre) alors qu’il y en avait précédemment 4 par an ; le villlage ne compte en effet plus que 700 habitants.

Cela n’empêchera jamais la richesse des initiatives, mais en condamne la pérennité  :

si l’équipe de rugby est championne Armagnac-Bigorre en 1950, dix ans après elle n’a plus de joueurs. L’abbé St Bézard dans les années 60 et 70 spécialise la chorale de Viella dans les champs gascons, mais elle peine aujourd’hui à recruter.

 

En 1974 est créé la SICA Plaimont, appellation générique de Madiran pilotée par la Cave de St Mont et où Viella participe activement.

 

Dans les années 70, la commune souhaite concilier vie associative et réalité en transformant les anciennes halles en une salle des fêtes moderne.

C’est aussi l’essor de l’attrait pour les racines gasconnes, au fur et à mesure qu’elles ont en fait menacées par l’exode rurale ou la société de consommation.

Une fête clé dans cette histoire : le 8 aout 1971, la fête de la langue gasconne

 

Dans les années 90, c’est l’essor du vignoble à l’exportation, la relance des vendanges tardives de Pacherenc et le début de la carrière médiatique du village.

On parle à présent de "Viella en Pacherenc".

De cette même époque date un effort de relance de la vie associative, avec par exemple en 1996 la création du "Forum de Viella"

Mais ces efforts seront rattrapés par la réalité du déclin démographique qui condamne souvent financièrement les petites manifestations.

Viella aujourd’hui, c’est 560 habitants au dernier recensement de 1999 (284 hommes, 276 femmes), soit 25 habitants au km2.

Le dépeuplement est malheureusement toujours une réalité, puisque 20 personnes ont été "perdues" depuis 1990 (49 naissances, 2 arrivées, 71 décès).

En 1962, il y avait 705 habitants...

Il y a 17,5% de moins de 20 ans, contre 20% dans le département déjà lui même frappé par le dépeuplement. 71 personnes ont plus de 75 ans.

 

Surtout que l’activité est moyenne : sur 241 "actifs", 32 étaient au chômage en 1999...

et sur les 135 salariés, la moitié travaillait en dehors de la commune ! 

 

Le XXe siècle étant terminé, saluons les 9 maires de ce siècle : Ricau, Moura, Pagès, Merlou, Petit, Lescher, Dumestre, Bayonnette, Dubosc (qui a eu des mandats asur les deux siècles) et Jean François THOMAS, nouveau maire depuis 2008.

 

Pour terminer (provisoirement), un peu de vocabulaire, extrait du Forum de Viella :

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XXe et XXIe siècle

10 avril 2014, par Erells

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