Viella en Pacherenc


 

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La barrique d’Or 2009 finance les arènes jeudi 11 novembre 2010 , par Les Amis de Viella


Lundi 8 novembre après-midi, suite à la vente aux enchères des Barriques d’or, a eu lieu au foyer de Viella la remise d’un chèque. Celui-ci, d’un montant de 5 170 euros et fruit des enchères de l’an passé, a été remis à Mélanie Lasserre, présidente du Foyer rural et Yvette Duvignau, secrétaire.

Il permet de subventionner la réfection du toit des tribunes des arènes, via l’Association de sauvegarde du patrimoine communal. Celles-ci ont été inaugurées l’été dernier. Yvette Duvignau a fait part de la suite du projet qui consistera, toujours grâce aux bénévoles, à remettre des talenquères en bois pour fermer cet édifice.

Le travail des frères Dabadie lors de ces enchères aide ainsi à la restauration d’un des bâtiments de leur village.

Rappelons que Paul et Olivier Dabadie, fiertés du village, ont remporté recemment les Barriques d’or 2009. Sud Ouest les qualifiant de quasiment « hors concours » . À 35 et 33 ans, Paul et Olivier ont en effet remporté à Crouseilles la neuvième édition avec un nectar d’exception tiré d’une parcelle du lieu- dit Biaou, vendangée le 23 décembre dernier et plantée de gros, petit manseng et d’arrufiac. Avec pareille vendange tardive (23 décembre) favorable à l’éclosion des arômes de nèfle et de truffe, ils avaient déjà gagné l’an dernier, ainsi qu’en 2008 et 2006 (1).

Le principe du concours organisé par la cave coopérative de Crouseilles est celui d’une dégustation à l’aveugle suivie d’une vente aux enchères publiques par lots (un lot représente un quart de barrique, l’équivalent de 60 bouteilles). Les prix d’acquisition les plus élevés désignent alors le vainqueur. Les trois premiers lots cette année se sont en effet vendus 1 750 € l’unité. Et pour arracher le dernier, un amateur parisien a dû monter jusqu’à 2 150€, deux fois plus que la moyenne des ventes de la matinée.

« Ce prix des barriques d’or, il récompense un travail sur le long terme, explique Paul. On fait attention à chacune des étapes du processus, en préservant ce qu’il faut d’acidité. Il ne faut pas que des baies bien sucrées ! » C’est le travail de la vinification après celui de la vigne. Humbles, les frangins n’en diront guère plus sur leurs secrets, préférant mettre en lumière une parcelle aux ressources exceptionnelles qu’ils ont replantée en 2001. Une parcelle qui a droit à tous les égards. « Elle a l’exposition idéale plein ouest, une terre à galets… C’est là que l’on fait notre meilleur vin depuis toujours. Alors on la bichonne encore plus que les autres. D’autant qu’elle se trouve juste en face de la maison ! »

Légèrement superstitieux, les Dabadie l’ont vendangée à la même date que l’année d’avant, en espérant que cela leur porterait chance. Parce qu’à 35 et 33 ans, on est encore loin d’être blasé par les lauriers.

(1) Le fruit de la meilleure vente est donné à une association pour la mise en valeur du patrimoine du Vic-Bilh.







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